2ème mois d’épopée en Indonésie,  extrait de mon journal de bord…

 

05/08/16: En direction de Probolinggo en train, après m’être délecté d’Ijen et de ses flammes bleues.

 

Ce volcan m’a fait réfléchir sur l’intérêt du travail :

 

Des mineurs passent leur nuit à porter des blocs de souffre de 80 kilos sur leur dos, au péril de leurs vies, sans porter de masque à gaz à proximité du cratère…

 

Comment risquer autant sa vie pour un salaire juste un peu plus élevé que la moyenne ?
Porteur de souffre au Kawa Ijen - Java

 

Quel est le prix de vivre quelques années de plus? Il y’a à priori une fierté de travailler « pour » le volcan…

 

Ces travailleurs ne peuvent trouver autre chose que ce métier très bien payé…mais extrêmement dangereux.
La notion de vie ou de mort est  bien différente en Indonésie.
Je ressens également une maturité beaucoup plus forte chez les jeunes ici.

 

Une sorte d’assurance lié à l’expérience qu’ils ont déjà acquis par la force des choses.
Les enfants travaillent parfois à partir de 8 ans, et on peut sentir que ces gosses ont plus vécus que nous autres Européens au même âge.

 

Tout est plus facile pour nous en France, et pourtant nous  couvons nos progénitures en interdisant des milliers de choses.

 

Les  gosses ici, sont autorisés à tout, et ils vivent!
Bon …au point de conduire des scooters sans casque à 13 ans…

 

06/08/16:  Sublime expérience  aujourd’hui à Sukamade (Sud de Java- Indonésie) : j’ai relâché des bébés tortues de mer dans l’océan.

 

Une sensation de fierté immense nous envahit car nous les avons protégé des prédateurs (oiseaux et crabes) mais sur ces 6 tortues lâchées, seulement une survivra dans cette mer hostile.
 tortue verte à Sukamade parc national - Indonésie

 

Nous avons admiré une tortue immense, pondre ces œufs sur la plage, de nuit.

 

Les règles étaient simples: ne pas lui passer devant pour ne pas lui faire peur…et bien une personne l’a fait.
Certains m’ont bousculés pour pouvoir avoir la tortue de face et prendre 50 fois le même cliché.

 

Les Touristes commencent  à m’exaspérer…

 

Nous repartons pour 2 heures à l’arrière d’un scooter pourrave au milieu de la jungle profonde: sport qui s’apparente à du rodéo! Et c’était sur cette bécane…
scooter sukamade jungle rodeo indonésie

 

 Travaillez vos abdos ça remue!  La plage est dur d’accès mais elle est magique! (plus beau ciel étoile que j’ai vu de ma vie)

 

07/08/16: Nous ne cessons de bouger et l’Aventure est clairement au rendez-vous.
Nous gagnons comme le disait Paul Emile Victor : du temps pour le voler à notre propre mort.
Le tarif vache à lait continue de m’agacer mais on fini par s’y habituer.

 

Nous arrivons à Semarang et nous étonnons de nous extasier devant des KFC et des Dunking Donuts.

 

C’est perturbant de se dire que nos plus grands repères sont les symboles même du capitalisme.



 

Manger vite et mal semble nous consoler, comme un cocon graisseux nous préservant de tant d’exotisme.

 

16/08/16: Alléluia!

 

Une belle rencontre m’a permis d’en apprendre plus sur le pays.

 

Un Francais hippie vivant depuis 3 ans et marié à présent à une journaliste Indonésienne nous donne plein d’infos sur le pays de l’intérieur.

 

Comment un blanc est espionné par les voisins quand il est dans le quartier, la corruption du gouvernement, l’inflation sur les produits de bases,  l’admiration des locaux pour son fils blanc (qui peut devenir un grand acteur là bas s’il veut).

 

Malgré cela je suis heureux d’entendre que c’est un Islam modéré qui est prôné ici.
Le gouvernement est peut-être corrompu mais il est modéré. Les radicaux n’ont jamais fait l’unanimité parmi les Indonésiens.

 

Il y’a ici des Eglises, des bars, pas d’appel à la prière dans les transports, peu de femmes voilées. Le pays est Musulman mais ouvert sur le Monde.
Et après tout ce qu’on nous rabâche en Europe, l’Indonésie est un bel exemple à suivre! Tout le monde est libre de croire ou non.

 

Autre rencontre: Bang Bang un guide de Jogyakarta, qui traîne dans les bars et recrute de nouveaux touristes. Honnêtement si vous le croisez n’hésitez pas! Il est top !

 

Nous étions méfiants pour ce genre de choses après Bali, mais tout s’est bien passé ici, tant que l’on sait avant ce que cela va nous coûter.

 

La pratique du Batik  ainsi que la visite d’un atelier de  « Coffee Luwak » nous ravissent. Quoiqu’un peu  triste pour ces pauvres animaux…
Mais qu’en dit MR.NICHOLSON ?

Et vous? Quel est votre meilleur souvenir d’Indonésie ?

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